l «Mil J\^4:^^ ^Wi ^Wt ^^^"^^ ^^W ,4^ ;^^ ^ ?^B ^^ ^^ ^^P M^

Kjf.

'^^^ . ÊÊ:--

.•^««

V*.

^t«K

Digitized by the Internet Archive

in 2009 with funding from

Univers ity of Ottawa

http://www.archive.org/details/nouveaularoussei04laro

NOUVEAU

LAROUSSE

ILLUSTRE

NOUVEAU

LAROUSSE

ILLUSTRE

DICÏIONNAIIIE UNIVERSEL ENCYCLOPEDIQUE

PUBLIE SOUS LA DIRECTION DE

CLAUDE AUGE

TOME Ql AT RIE. ME

6 300 Gravures. 120 Tableaux. Gi Cartes.

PARIS

LIBRAIRIE LAROUSSE

17, RUE MONTPARNASSE, 17

Tous droits réservés-

AE

25

l'se prononçait toujours formé, conimo dans bont^, lorsqu'on voulait désigner la lettre en ^r^nèral; so prononce aujour- iflmi toujours niuot dans lo iin'^mo cas) n. m. CintjuiOmo lettre et deuxième voyelle do la langue grecauo, do la langue latine et des langues n6o-Ia- tinos et germaniques {dans lalphabot slave, elle occupe la sixième place) : Un f/rand E. Un petit K- Un É accentué. Un ù lonf/. Un E bref. Paloo^r. C'est l'hiératique égyptien qui a fourni à l'alphahot phénicien sa .v lettre ffe, semi-voyoUo que le grec a cliangt'-o on voyelle. Tandis que lalphabet grec a deux formes pour désigner des modifications phonétiques du son ('. ralphabet latin n'a consorvé qu'à l'un do ces signes la valeur vocalique, rendant à l'autre lo caractère d'aspiration qu'il possède dans les langues sémitiques. Cependant, lesJuits,en écrivant avec leurs caractères les langues étrangères, se sont servis non do l'^e, mais do l'Ain pour transcrire la voyelle E. Sans entrer dans les détails do l'histoire de cette lettre, dont les tableaux suivants permettent do suivre l'évolution, nous remarque- rons que Vc minuscule apparaît comme une déformation do l'oncialo. Au point de vue graphique, l'on rai>pellera que divers signes diacritiques viennent atfecter la let- tre E : en français, des accents indiquent des ditférences dans la prononciation; dans les langues slaves, l'arceut circonflexe renversé (v) qui le surmonte en indi<iue le son mouillé; la cédille qui, dans l'écriture médiévale, rem- place l'a marié ù l'e. sert, en polonais, à noter la nasali- sation de la lettre. Dans l'écriture allemande, l'inflexion

tréma, se notait autrefois par un c suscrit. Lo sigle (a) qui

nui ps glo(a

sert encore à désimier et n'est que la réunion en un seul caractère de l'e et du t. Nous avons noté, dans les tableaux ci-après, les signes fort particuliers qui, au moyen âge, ont ser\-i à abréger cortaÎDs mots commençant par ('.

ORIGINE BT DÉRITATIO» DE L' E LATIN

Tir

3

3f

r

EH

hl«^ratiqiie phénicien- grec éolo-dorien. latin égyptien. cadméen. archarque-

L'E DANS LA PREMliîRK PKRTODK PU MOTKS XOB

Eli

^^^

W

T*

TV

inscriptions grafûti- uMcttcs cipUalea curaive antiques. de clro. anliques. antique.

Il

e

ô

t

C

c.iPit:\l.' oneiale ciirsive capit.tle «emi-onc.

f V. siècle). (v« si(»cle).« (v sifrolci. (vi* ,i^c-lei vit jiêcle).

//"

te-

i. e

i

cursive minuscule capitale onciala curslTO

(vi«8lùole). (vi« siècle), (vu* siècle), (vn» siècle), (vn* siècle).

â- î é ^ i\

minuscule capitale cursire miousoule capitale

(vu» siècle), (vin* siècle), (nn* siècle), (tiii» siècle), (ti* siècle).

i e Q ^ i

curslve semi-onciale inscrintions ooriale cursln

(u« siècle), [w siècle». (x* slwJtf '. {x* »i*»-leV fx« lièole).

e F & C {(

minuscule capitale onciale svmi-onciale cursire

(X* siècle). [XI* aiccle). (xi« tlècie). «• siècle), (xi* siècle).

DIVERSES FORMES DK L'E DANS LES (icBlTCKKS O0TBÏQ0«a

msjusoule, tiâuuitu et cursire (xir» siècle).

majoscule, tninus<-ule et caraire {it« siècle).

É easTLakë

L'E DIMS L«S tcRITCllBS DITK8 < NATIONALaS

làUtn^ei

c«p.«tcun cap- et rurs. r»p #tciin. rap rieurs, one.ftriirt. tu^roving. luuibarde. «ul|COthlq. Irl.-inJftUe. an^'lo-ux.

AU MOTKN 40K, KIONKA A8HKVUTIKS DRS UOTS COMMKNÇAST PAR E

= iT :::^ f ^:

■r ^ (S

etfto ette tue eue rit nt rst oit cit

âC 1 ^ <2 H F

>K ^

•t «t et enlm cU&m exlstlmat id eit

éCRITURRS MOPKRNBS

ansUI<e' ronde. batardfi.

Abr^\'. Comme sipnc abrt^viaiif. la lottre E marmie IVst ou l'orieni sur la boussolo. aussi bien que surlos cartes p^opraphiques. les cartes marines et les livres de voyaire : U trnt soufflait F.-S.-E., A.-E. (lises : Le vent ioûfpoit est'Sud-est, norit-est.)

E, dans los Iriires. dpïires dtMlcatoire?:, journaux, pa- lettes, et pt^ni^ralemcni dans les livres d histoire moderne, s'emploie souvent par abrtSviation pour Excellence ou £"011- nence : S. E. le mtniitre de t instruction pubtitjue: S. E. le enrHinnl GouMsct, etc. ^lisez : Son Excrllenre le minixtre de l'inttruction publique: Son Eminence le cardinal Gousset).

Epitrr. Dans les inscriptions romaines. E soit soui, soit suivi d'une on de plusieurs lettres, est l'abréviation do

^mois connus et faciles à rétablir, commençant par cette vovolle. comme ex, de. par suite de; edilis, édile; etas, âge ; (h)eres, héritier ; equrs, chevalier ; ejus. de lui, son : etc.. ou de noms propres comme Enniut, hufjenxns, etc. Mais il entre, en outre, dans une foule de formules qu'il est né- cessaire deconnalire ponrdéchiffrerune inscription. Telles sont, parmi les plus ordinaires ; E Q. R., equcs romanns, chevalier romain; E E Q Q. R R.. e^rii/e? romani, cheva- liers romains; E. V., egreqius vir; E E. V V., egregii viri ; E. H. 1.. 1 VS. POT.,rx kac teçe Jus potestasque esta, que cette loi concède le droit et le pouvoir (de faire la chose désignée! : E M. V., eminentissimus vir; E. M. V.. egreqiiP memonr 1 ir. homme d'heureuse mémoire; E. O. B. Q.. ei otsn bene qmescant, que ses os reposent en paix ; E. Q. D D., ecdemque dedieavti, et la mémo l'a dédié: EQ.R. P.. eqnitis romani filius; E. R. P.. c re publica, aux frais do rEui;E.T..c/c*Mmen/o. d'après son testament; E.V.L.M., ex veto libens merito posait, conformément à ses vœux il a élevé ce monument ; E. V. S., ex voto suscepto, à la suite d'un vœu; EXCT.. fjcu«ari«, excusé; EWh.,exemplum, exemple; E X-S.C, ex senatus consulta, d'après un sénatus- consulte; E. R., ea r«, cette chose; EV.,ft'oca/u«, appelé ; E X. S. P. F-, ex sua peennia fecit, à ses frais ; E X. T. ou P R.. excepter tribuni. groftîer do tribun, ou prsefecti, du préfet ; etc.

Gramm. II y a trois sortes d'e :

L> muet, ainsi appelé parce qu'il no se prononce pas, comme dans «oipriB, ou parce qu'il se prononce faiotc- menl. comme dans mnndK.

L> fermt'. ainsi appelé |)arce qu'il se prononce la bouche presque fermée, comme dans buntK, cochEr, assKz.

L'p ouvrt, ainsi appelé parce qu'il se prononce la bouche presque ouverte, comme dans surcpj, regry.t, pp.lle.

Gramm. comp. yuand les organes vocaux parcourent d'une manière continue l'échelle des vojolles, ils ren- contrent, en passant du son a au son 1, le son intermédiaires, sous la forme d'abord de l'c ouvert (<*i. qui est plus voisin de l'a, puis do l> fermé {é), plus proche do 1 i. L'e peut donc être considéré, dans beaucoup de cas, comme un atfaiblissement de l'a. Ainsi, l<?s formes éolo-doriennes en long donnent en ionien des formes en r, ou e long ouvert : céifti = ri,:^^: le verbe latin jicio fait au parfait^eci; le latin paier aboutit au français père. Les Grecs avaient Ve bref ou epsilon («( et l'éta i»;i. prononcé e long jusqu'à létablisso- rot-nt de Tioia-isme qui s'est produit à l époqu>* byzantine. I^ latin possédait un e bref, qui prit la prononciation de I> ouvert, et un e long, correspondant à notre e fermé.

truand on considère l'histoire de la voyelle e dans son

ftassage du latin en français, on voit que : l* l'e atone tombe 0 plus souvent (sauf quand il est initial) : mare = mer; t* <\xxe l'e tonique entravé c'est-à-dire suivi d'un groupe de consonnes) se maintient généralement : strptrm = sept; que 1> tonique non entravé devient i> quand il est bref et. par suite, ouvert: mel => miel; et ci, puis 01, quand il est lont- tt. par suite, fermé; me = mei = moi. Mathém. I^o nombre e est un nombre incommcnsa*

rable défini par la limite de [ 1 -f- ) , quand m augmente

iodéftniment ; le binôme développé s'écrit :

I.e nombre e a pour valeur 2,718281828...; c'est la base des loL'ariihmes népériens,

Mus. Oans la nntaiion boétienno et la notation pré- pnrieniie, la toiiro K '•• <■■•:'»"•'» |p rinquième degré de réciii-lie musicale. ■- nu mi. DaiK celle-ci. l'E ma !■> le mi grrr ■-- '■■ que le 'm >•• . '■■ ivi' snpé- ri'' par Vr mmu'sciile. Pans 1 .ii Komanus. relatif aux or- _ neiii'^MN M ctiant. lE '*i(rniti.'iit rnunlis

(iinisson . Il en était de même dan'i la notation d'FIermann Cou tract K-i*i-i. r>st par la lettre K qu'on désigne la finale du trois iiiathéme ton dn plain-^hant.

Nui Grecs. IV bref ou epsilon, employé comme v -■, jne, valait 5 quand il était accom- pagné d'un accent placé en haut et à droite |i') et S-OOO quand l'accent était placé eo bas et à gaucho (,i). De

mAme, t'e long ou ^ta, accentué en baut ot à droite (11) valait 8, et, accentué en bas et à gaucho (,11), il valait 8.OOO. ChezlesRomains.E fut aussi emnloyéquolquefois comme signe numérique. 11 valait ^00. ii II valait S&o dans la ma- nière d'exprimer les nombres au moyen &go ; d'où lo vers :

E quoque ducentoi et quinqnagimta tmebit.

Dans les calendriers ou les tables do chronologie litur- gique. E est la cinquième des sept lettres qu'on nomme (/o»it>iica/c«. C'est aussi la cinquième nundînale.

E mar(|ue de même le cinquième rang dans une série d'objets désignés par les lettres de l'alphabet: Le casier E, te rauon E.

Numism. I.a lettre E. que l'on voit sur les anciennes pièces de monnaie françaises, désigne particulièrement celles qu'on frappait dans la ville do Tours.

Ë (du lat. e, de\ préfixe initial qui indique tantôt une idée d'extraction, do sortie, do séparation, de suppression : y.cosser. faire sortir de la cosse ; v.rafler, étor la rafle ; Mie niller, enlever les chenilles; tantét une idée d'augmenta- lion. d'addition, etc.: Èhrécher. ûbruiter, nchauffer. Ses variétés sont : ef, es, ec ou ex, suivant les cas, comme dans tscompter, v.xhttmer, etc.

ËACÉE (lat. .Ecea), nom donné, dans l'antiquité, îi l'Ile d'KL:ine. en l'honneur d'Eaque.

ÉACÉES («(*) ou ÉACXES («0 n.f. pi. Antiq. FÔies que les Kginéies avaient instituées en 1 honneur d'Eaque, leur roi, fils de Jupiter, et dans lesquelles les vainqueurs des jeux consacraient leurs couronnes dans le temple d'Eaque.

EaCHARD ou Echard (Laurent), écrivain anglais, A Cassam (Sutrolki en 1671. mort en 1730. Il publia plu- Mcurs ouvrages en anglais, notamment : //istoire ecclé- siastique de FEmpire (1702); Histoire d'Angleterre depuis Jules C^j(ar(17û"-ni8); Histoire rotnaine, qui a été traduite en français (1728-1789); Dictionnaire de gt^oyi-ap/iie; etc.

ÉacidE, fils d'Aribbas ou Arvmbas, roi des Molosses. Pépossédé de sou royaume par Pbilippo. roi de Macédoine, uui en avait disposé en faveurde son beau-frére Alexandre, il se réfugia à Athènes et ne recouvra la couronne pa- t'^rnelle qu'après la mort do ce prince, en 32R av. J.-C. Il mourut 1 an 313, pendant une guerre avec Cassandre. qui s'était allié avec ses sujets révoltés et l'avait de nouveau chassé de son royaume.

ÉaCIDES. nom donné aux descendants d'Eaque : Pelée, Ai'hille, Pvrrhus ou Néoplolème, etc., d'une part, et, de 1 autre, Télamon, Ajax, Teucer, etc. (Les anciens rois d'Epire. qui prétendaient descendre de "Pvrrhus, fils dAcbille. prirent le nom d'Eacides.) Un, Une Eacide.

ÉACIES n. f. pi. Antiq. gr. V. éacêiîs.

EadmCR ou £jDMER, moine bénédictin, disciple d'An- selme do Cantorbérv, mort vers 1124. Abbé do Saint- .\lban en 1120. il fut nommé évéque de Saint-Andrews en Ecosse, mais le roi refusant de le laisser sacrer par larchevèque de Cantorbéry, Eadmer renonça à cette dignité et mourut simple moine dans l'abbave de Cantorbéry. Il a laissé : Histona novoriim, conlenantla biographie des trois archevêques de Cantorbéry : Lanfranc Anselme, et Radulf (l''.23); la Vie de saint Wi'lfrid, et la Vie de saint Osxcald, nrohevéques d'York, dans la collection Anglia sacra {l. II). On lui attribue aussi un ouvrage consacré à l'exaltation île la vierge Marie, qui avait été attribué à saint Anselme.

EaGLEHAWK, ville de l'Australie (colonie do Victoria, ;i-omté do Bendigo]). sur le versant septentrional du Divi- <hng Range; 7.30o'hab. Centre minier.

Eagle-PASS, ville des Etats-Unis (Texas), sur lo rio Grande del .Norie; 2.800 hab.

Ealing, ville d'Angleterre (comté de Middlesex); SO.OdO hab.

ÉancÉ, comm. d'Ille-et-Vilaine, arrond. et à 35 kilom. lie Vitré, sur le Scmnon ; 996 hab. Ardoises, moulins.

ÉANTÉES OU ÉANTIES n. f. pi. Antiq. gr. V. .«ANTIES.

ÉanTIDES. Antiq. gr. V. /E.kntidh.

ÉaQUE, 1 un des trois juges dos enfers, dans la mytho- l'ii^'ir- hellénique. D'après la légende. Eaquo était un an- cien roi d'Egiue. Il était tils de Zeus et d'Egine ou d'Eu- rope. Il fut le pèro do Péléo et do Télamon, et l'ancêtre des Eacides. Do son vivant, il fut honoré dos dieux pour sa justice. Il fut mémo choisi pour trancher un différend qui s'était élevé entre eux. et qu'il termina à la satisfac- tion générale. Il fit cesser une grande sécheresse qui dé- s'dait la Grèce, on offrant des sacrifices à Zous Panhellé- nton. Plus tard, la famine et la peste ayant dépeuplé ses l'itats, il obtint que Zeus changc.'it en femmes toutes les fourmis d'un chêne sacré. Enfin, il aida Poséidon et Apol- l'^n ii consiniiro les murs de Troie. Après sa mort, il fut chargé de juger les ombres, avec Hhadamante et Minos; il est souvent représenté dans ses fonctions de juge sur les monuments figurés, notamment sur les vases points. II était surtout honoré ù Egine, on lui avait élevé un temple.

CARIAS (é-a-ri-ass) n. m. Genre d'insectes lépidoptères b imbycines. famille des nyctéolidés, comprenant de pe- tits papillons dont les chenilles, en forme de fuseau, vivent, comme celles des lordeuses. en- tre des feuilles qu'elles réunis- sent avec de la soie.

Encycl. Ucs nombreuses espèces du genre carias sont répandues surtout dans les ré-

f rions chaudes: deux seulement labitoni l'Europe, comme Vea- rma ehhtrana de France, verie, avec les atles inférieures et la tête blanches. Une espèce Voisine attaque les cotonniers, en Egypte. La chenille de Vmrins chhrana est parfois très nuisible aux saules.

ÉARINE n. f. Genre d'orchidées, tribu des épidendrées, comprenant des plantes caiilesrentes. à rhizome rampant, il tleurs petites, originaires do la Nouvelle-Zélande.

Eari. on EaRLE ^Jean^. théologien anglais, & York en 1601. mort  l^ndres on 1665. Il étudia & Oxford, suivit Charles II en exil et devint chapelain de ce prince. II s'at- t-Tcha en France A la fortune de Jac(|ties, duc d'York, et, ii la Restauration, fut évêque de Worcester. puis de Sa- lisbury. Il a laissé une traduction latine de l'^'iA'^n basiliké (image du roi) et un ouvrage intitulé : Microcosmographia.

EariM (çr. nat.).

£aRLC (James), ehirurgioD anglais, à Londres en 1755, mort en 1817. Il étudia les déKirmatioDS do la colonne vertébrale commo Percival Dott, son maître. On lui doit aussi de bons procédés de traitement de l'hydrocèle, des calculs vésicaux et de la cataracte. Outre les éditions des «euvres do Doit, il a laissé : Observations pratiques sur l'opé- ration de ta pierre (171)6).

EarLE. inventeur américain, et mort à Leicester iMassachusotis) [1762-1832]. Il inventa, en 1790, la ma- chine à carder, encore usitée aujourd'hui, et grâce à la- (|uello un travail manuel do quinze heures s'accomplit eu quinzo minutes.

EaRLE (Thomas), jurisconsulte et écrivain américain.

A l.eicester (Massachusetts) en ni'I, mort ù Philadel- phie on 1849. Il fut d'abord commerçant, puis droit, se fit inscrire au barreau de Philadelphie, acquit une

grande réputation, et se lança dans la politique ; il fut can- idat à la vice-présidence en \»\o, mais échoua. Earlo a publié : Essai sur la loi tuhinle ; Essai sur les droits qu'ont les Etats de modifier et a'annuler leurs chartes; l'raitt' sur les chemins de fer et les voies de communications intérieures il830); un Trnitt^ rfV;)c//ri/ion. qui fut longtemps en usago dans les écoles primaires do Pensylvanio ; etc.

EaRLESTOWN, ville d'Angleterre (comté do Lan- castrei : 5.500 hab. Mines do fer, fonderie de for.

Earlom (Richard), graveur à l'eau-forlo. au burin et à la manière noire, et mort à Londres (1743-1822). Ses planches sont très nombreuses. Les moilloures sont à la manière noire. Dans ce genre, il n'a pout-être pas do rival, on cite, entre autres : Salon de Londres ; Sorcière, d'après Teniers ; Silène ivre, d'après Rubens. Il a pris par- fois le pseudonyme de Poirche {Henry).

Earls-BARTON, ville d'Angleterre (comté de Nor-

ihamptoni. près du Nen ; 2.600 hab. Eglise.

Earl-SHILTON, bourg d'Angleterre (comté do Lei- coster) ; 2.'>00 hab. Bonneterie.

Earlston ou ErCILDON, bourg d'Ecosse (comté de Herwiok), dans le Lauderdale ; 1.800 hab. Manufactures do toiles et guingamps. Patrie de Thomas Learmont, dit Thomas le Jihymer, poète du xiu* siècle.

EaRLT (Jubal). major général au service des Etats confédérés du nord de l'Amérique, en Virginie vers 1S15. Il servit dans l'artillerie. En 1838, il démissionna, étudia le droit et devint avocat. Il fit la guerre du Mexi- que comme major d'un régiment de volontaires virginiens. A la guerre de Sécession, il servit en qualité de colonel dans l'armée confédérée, prit parti la oataillede Bull's- Run, dont il assura le succès. Brigadier général en 1862, il remplaça, en 1863, le général Ewell. grièvement blessé. Promu major général, il commanda les troupes confédé- rées dans la vallée de la Shenandoah. et arrêta momea- lanément les progrès du général Sheridan.

Earn (loch), lac d'Ecosse (comté de Perth), à 5 kilom. de Comrie; 15 kilom. de longueur sur 1.600 mètres de lar- geur. Il baigne une petite île sur laquelle fut bâti un châ- teau dont les ruines seules subsistent.

Earn {rivera rivière sortant du lac Earn et qui, après un cours très sinueux de 70 kilomètres environ, vient se jeter dans le forth du Tay.

EarSDON, bourg d'Angleterre (comté de Northumber. lan-i), près de la mer du Nord; 17.000 hab. Charbon do terre et pierre à bâtir.

EARSE n. m. Dialecte gaélique de ^Ecosse.'\^ ERSB.

EasdalE, île d'Ecosse, une des Hébrides, près de la côte du comté d'.\rgyll : 520 hab. Carrières aardotses, réputées les meilleures do la Grande-Bretagne.

Easington, paroisse d'Angleterre (comté de Durham), près de la mer du Nord ; 9.300 hab. Importantes houillères, gisement iiiagnésifère.

EasiNGWOLD, viIIed'Angleterre(comté d'York [North- lîidingi) ; 2.500 hab. Aciérie.

Easky, paroisse d Irlande (prov. de Connaughl [comté de Slii:ojj. à l'embouchure du fleuve côtier fi'niAry, entre !<-s baies de Killala et de Sligo ; 3.500 hab. Pêcheries de saumon, pierre ù cljaux.

East-baton-ROUGE. comté des Etats-Unis (Etat de l.onisiunel ; 2';.000 hab. Cli.-l. Uaton-Houge.

EaSTBOURNE, ville d'Ançletorre (comté de Susscx), près du cap Beachv : 34.975 hab. Hôpital, établissement de bains do mer. feglise gothique. Le rocher de Beachy était autrefois célèbre comme lieu de rendez-vous des I onirebandiers. Eastbourne est, à co que l'on croit, le Por- tât Andenda des anciens.

EaST-CLEVELAND, comm. des Etats-Unis (Ohio [comté do Cuyalini:a : 5.MO0 hab.

EAST-DEAN,bourg d'Angleterre (comté do Gloacestor); 1 1.700 hab.

EaST-DEREHAM, ville d'Angleterre (comté de Nor- folk: .-..-.20 hab. Fonderies do for; fabrique d'instruments et machines agricoles.

EasT-GREENWÎCH, ville des Etats-Unis (Rhode-Ts- land). ch.-l. du comté de Kent, sur la baie de Naraganset; 2.500 hab. Bon port. Industrie manufacturière.

EaST-GRINSTEAD, bourg d'Angleterre (comté de Sus- sey) ; 7.000 i,ii)>. SachUle Collège, fondé en 1609 par Ro- l-i-rt Saokville. deuxième comte de Dorset.

EAST-GRÏQUALAND. Géogr. V. C.RIQt'ALAND-EST.

EastlaKE sir CliarlcsLocK), peintre anglais, à Ply- moulhen 1:1*3, mort à Pise en 186:.. Il se forma A l'académie de Londres. En 1815. lorsque le /'c//éropAoH vint jeter l'ancre à PIvmoutb. Easilakc obtint de faire, d'après nature, une étudosur Napoléon, et c'est le dernier portrait de l'Empe- reur exécuté en Europe. En 1817, Eastlake visita l'Italie; après un séjour de plusieurs années à Venise et à Rome, il composa do nombreuses scènes de brigands çrecs et ita- liens. Citons, notamment : le Brigand protégé, te Spartiate l^adas, /'èlcrins en vue de la ville sainte (1828\ cette der- nière toile répétée avec quelques variantes en 1835 et en 1836. le Hère de lord Bi/ron (1829;. Au mois de décembre de la même année, il fui élu membre de l'Académie royale. A partir de 1839, il se consacra aux sujets religieux : le

EASTHAM EAU

Christ bénisêant les petits enfants, l'Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem, Ayar et hmaêl. Il fut chargé, on 1841, do la déco- ration du nouveau palais de Westminster. Eastlako publia, en 1840, uuo traduction do la Théorie des couleurs de Gœiht.', et, en mal ^ceile des Ecoles italiennes de peinture, do Kugler. Il Ht paraître, on 1847, une Histoirede la peinture â l'huile. Robert HoU lo nomma conservateur do !a National Gallory , dont il dressa io catalogue. En 1850, il succéda ù, Martin Archer Shee, comme président de l'Académie royale. Kn 1855, tors de la réorganisution de l'administration do la National Gallery, Eastlako accepta lo posto do directeur.

EaSTHAM, ville d'Angleterre [comté do Chostor), dans la prL'stiirilo comprise entre les estuaires dos rivières Dee et Mersey ; 4.jOo hab.

EasT-HAM, ville d'Angleterre (comté d'Essex) ; 29.000 hab.

EaSTLAKE (Elisabeth Rigby, dame), femme do lettres anglaise, néo à Norwicb on 1816, morte on 1893. Elle épousa, en 1849, lo peintre Charles Lock Eastlako. On lui doit, entre autres écrits, doux ouvrages qui eurent un vil' succès : Lettres des bords de la Baltique {19\\); Contes livoniens (1846); Cinq grands peintres (ls83); la Galerie royale de Vctiise (1888) ; etc.

East-LTVERPOOL, villo des Etats-Unis (Ohio [comté do Columt)iana]), sur l'Ohio ; 11.900 hab. Porcelaines.

East-LONDON, villo maritime de la colonie anglaise du Cap, sur locôan Indien ; 5.000 hab. Chet'-liou du district du mémo nom. Elle possède, à l'embouchure de la rivière Butralo, un bon port dont le mouvement commercial est important, en raison do ce fait qu'East-London est la têto de ligue d'un chemin de fer de pénétration qui se relie au réseau ferré du Cap, do l'Etat d Orange et du Trausvaal.

East-lothian. Géogr. V. Haddington.

EaST-MAIN, fleuve côtior du Dominion canadien, qui, après un cours de 640 kilomètres environ, so jette dans la baie James (baie d'Hudson). A son embouchure so trouve l'établissement anglais du mémo nom.

Eastman (Mario Henderson, damo), femme de lettres américaine, née à Warreuton (Virginie) en 1818. Elle colla- bora ù diverses revues, et publia notamment : Dacotah ou Vie et légendes des Sioux (1849) ; /toman de lu vie indienne (1852); Portefeuille américain aborigène [1^53) ; Chicara tt autres contrées des vainqueurs et des vaincus (1854); et la Cabane de la tante Philis, qui eut un vif succès.

EastON, ville des Etats-Unis (Pensylvanîo), ch.-l. du comté de Northampton, sur la Dolaware, en amont de son confluent avec le Lehigh ; 15.000 hab. Tanneries, Hla- tures, minoteries, distilleries. Bourg des Etats-Unis (Maryland), ch.-l. du comté de Talbot, près de la côte Est de la baie do Chesapeake; 3.000 hab. Commerce actif; climat malsain. Bourg des Etats-Unis (Massachusetts [comté do Bristol]); 4.000 hab.

EASTONIE ou EASTONXA (é-as') n. f. Genre de mol- lusiiuos lamellibranches, famille des mactridés, compre- nant des formes ù. coquille ovale, oblongue, épaisse, à côtes rayonnantes, dont on connaît quelques espèces répandues daus les mers chaudes et tempérées. (L espèce type du genre est ïeastonia rugosa, de l'Atlantique sud.)

EaSTON-IN-GORDANO, paroisse d'Angleterre {comté de Somerset), près de l'cmbouchurode l'Avon; 2,100 hab. EasT-ORANGE, ville des Etats-Unis (New-Jorsoy [comté d'Essex]); 10.000 hab.

EaST - PECKHAM , paroisse d'Angleterre (comté de Kent); 2.000 hab.

EastpORT. ville des Etats-Unis (Maine [comté de Washingtonj , sur la petite île de Moose, à l'entrée de la baie de Passamaijuoddy ; 4.900 hab. Port de commerce, l'un des meilleurs des Etats-Unis; commerce actif.

EasT-PORTLAND, ville des Etats-Unis (Orégon), ch.-l. du comté do MuUnomah; 10.550 hab.

EaST-RIDING, l'une des trois subdivisions du comté d'York (AiiLîleterre). Située entre le Derwent, depuis son premier coude. l'Ouse depuis York, le Humber et la mer, cetlo région, d'une étendue de 3.038 kilomètres carrés, est opposée au West-Riding et au North-Riding.

EastRINGTON, paroisse d'Angleterre (comté d'Y'ork [East-Hiding,' ; l.soo hab.

East-SYRACUSE, bourg des Etats-Unis (New-Y'ork [comté d'Onondaya|; 2.250 hab.

East-tawas, bourg des Etats-Unis (Michigan [comté d'Iosc<j]t; 2.200 hab.

EastwiCK (Edward Backhouse). orientaliste et di- plomaio anglais, à Warlield, dans le comté de Berk, on 1814, mort à Vontnor ule de Wight) en 1883. II se fil recevoir interprète pour Ihindoustani ; à la connaissance de cette langue il no tarda pas à joindre celle du persan. En 1842, il suivit sir Henri Poltinger, chargé de mission à Canton. En 1859, il entra dans la carrière diplomatique, fut nommé secrétaire politique à l'India Oflice, puis en- voyé comme ministre plénipotentiaire A Téhéran et au Venezuela. Il devint ensuite secrétaire d'Etat pour l'Inde et fut, do 18G8 à 1874, membre do la Chambre dos com- munes. Parmi ses nombreux ouvrages, il convient de citer : //indutistani grntnmar (1847), une traduction de l'An- var-i Suhaili (1854); Journal of a diplomate (1864).

Eastwood, bourg d'Angleterre (comté do Notting- hamj, sur l'Eruwash . affluent du Trent ; 4.400 hab. Houil- lères. — Paroisse d'Ecosse (comté do Reufrow), sur un affluent do la Clydo; 8.700 hab. Mines.

EATON {i-ton') n. f. Explosif contenant du nitrate de soude, et que l'un emploie on mêlango avec une poudre à combustion vivo, pour obtenir une poudre progressive. Eaton, ville des Etats-Unis (Ohio), chef-liou du comté do Pcoblo. sur la riviéro do Mile; 2.950 hab. Villo des Etats-Unis (New-York [comté do New-llampshiro]) ; 3.120 bal).

Eaton (John\ théologien anglais, à Kant on 1575» morten 1C41 à Wickham-Markot. Il est regardé comme lo fondateur de la secte des autinomiens.

Eaton l William), capitaine dans l'armée des Etats- Unis d'Amérique, â Woodsiock i,Connecticui) en 1764, mort À Brinfleld Massachusetts) en 1811. Il entra dans une écolo militaire, et fut capitaine en 1792; cinq ans après,

il fut nommé consul à Tunis, protégea efficacement lo commerce de son pays contre les corsaires tuaiaieos. Très aventureux, pendant la guerre des Etats-Unis avec Tri- poli (1801J, il résigna ses fonctions de consul, et, à la tète d'une petite armée de 500 hommes, assuré de la coopéra- tion de la flotte américaine, il résolut de rétablir Mamct Caramelli comme bev do Tripoli ; il réussit à gagner Bomba, sur la côto do la Méditerranée. La conclusion de la paix mit llo à son épopée. A son retour aux Etats-Unis, l'Etat do Massachusetts lui donna lo.ooo acres de terres. Il sié-

fea à la législature do cet Etat; mais il mourut victime e son intempérance.

Eaton (Ames), botaniste américain, vers 1776, mon à Troy (New -York) on 1842. H fut chargé d'étudier, au point de vue géologique, la contrée du lac Erié, puis devin-, professeur à l'institut Rcnssclacr, à Troy. .Ses principaux ouvrages sont : Aperçu sur la géologie des Etats septentrio- naux (1816) ; Manuel fie botanique de l'Améritfue au Nord (1833), souvent réédité, le premier ouvrage populaire sur cette science qui ait été publié aux Etats-Unis; un Traité sur le génie et ta topographie.

EatON-RAPIDS, ville des Etats-Unis (Michigan),

comté d Eatun ; 2.000 hab.

EatON-SOCON, paroisse d'Angleterre (comté de Bed- ford), sur l'Ouse, tributaire du AVash; 2.200 hab.

EATONIE n. f. Bot.Syn.de coLOBA^TUB.

EATONIE {é-a, ni) ou EATONIA {é-n) [do Eaton, n. pr. n. f. Paléont. Genre do molluscoïdcs brachiopodes, famille des rhynchonellidés, comprenant des coauilles qui ressem- blent beaucoup aux rhyncnouelles, avec le crochet perforé. (lios eatonies sont fossiles dans les terrains silurien oc dévonion do l'Amérique du Nord: telles sont les eatonia ptculiuris et mediulis, toutes doux d'assez faible taille.)

EAU du lat. aaim, qui a donné successivement ai'i'e. eve, eue, eaue, eau) a. f. Corps incolore, peu ou point sapido, liquiàe à. la température ordinaire, et formant à la surface de la terre les masses connues sous les noms de mer*. lacs, fleuves, rivières, etc. il Masse considérable du même liquide : Une eau profonde. Des eaux stagnantes. Se jeter à /'eau. Il Pluie : Temps gui est à Tkau. ii Eau liquide que l'homme emploie à des usages journaliers : Ekxj potaoh-.

Il Eaux jaillissantes, fournies par des sources naturelles (geysers) ou des fontaines artificielles : Les eaux de Saint- Cluttd. Les grandes eacx de Versailles, il Grandes eaux. Afflux de pluies amenant des crues. En style biblique ou poétique : 1" Déluge ; 2' Mer, avec une idée de solitude.

Il Kaux tnermales ou minérales; lieu qui possède un éta- blissement d'eaux thermales ou minérales : Prendre les EADX. Aller aux eaux.

Eau contenant une solution faite dans un but quel- conque : E.\D sucrée. Eau d'amidon.

Par anal. Suc de certains fruits ou de certaines plantes : Melons qui ont trop ri'EAU. il Salive : A la vue de certains mets, Teao vient à la bouche, ii Sueur : Etre tout en EAU. Il Humeur limpide, sécrétée d'une façon anomale ; Ily- dropique qui a rendu six pintes d'EAV. il Urine : Lâcher de I'eav. i\ Larmes :

Pleurez, pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau!

CORNEILLB.

Par ext. Nom donné à un grand nombre de liqueurs alcooliques ou autres : Eau de menthe. Eau de noix, ti Li-

âuide obtenu par distillation ou par infusion, et servant ù ivers usages : Eau de Cologne. Eau de fleur d'oranger.

Loc. prov. : L'eau est entrée dans ses souliers par le collet de son pourpoint. Il s'est noyé. Ii L'eau va toujours à la rivière. Le bien arrive toujours'à ceux qui en sont déjà pourvus.

Loc.div. : Eau courante. Eau libre qui est emportée par sa pente, ii Eau claire, Eau limpide et bien transpa- rente. — Eau que l'on boit sans mélange de vin ou d'une autre liqueur destinée à la rendre plus agréable ou plus salutaire. (On dit aussi e.\u pure, dans lo même sens.) Fig. Résultat nul ou insignifiant : L'esprit, sans l'in- struction et le jugement, ne donne que de I'ew claire. (M"" do Maint.) n Eau douce, Marin d'eau douce. V. doux.

Il Eau battue. Eau qu'on a versée et reversée plusieurs fois d'un vase dans un autre, n Eau de vaisselle. Eau dans laquelle on a lavé de la vaisselle. Pop. et fig. Mau- vais bouillon, faible et sans goût, n Eau ferrée. Eau dans laquelle on a fait rouiller du fer ou dans laquelle on a plongé un fer rougi au feu. il Eau panée, Eau dans laquelle on a mis bouillir du pain, pour en corriger la crudité, il Eau de riz. Eau dans laquelle on a fait cuire du riz. il Eaurougie. Eau mêlée d'une très petite quantité de vin rouge. H Eau d'ange. V. la partie encycl. (.\rchéoi.) il £"au de boudin, Eau dans laquelle on a fait cuire du boudin, et que l'on jette ensuite. Pop. et fig. Résultat nul : S'en aller. Tourner en eau de boudin, il Eau gazeust. Eau dans la- quelle on a introduit arliliciellement une certaine quantité d'acide carbonioue. it Eau de rose. Eau contenant une petite quantité d essence de roses. Personne à t'enu de rose. Personne d'une délicatesse etféminée ou qui manque d'énergie, il De la plus belle eau. Ce qu'il y a de mieux en fait de personnes ou de choses. (Par allusion aux pierres précieuses. Se dit plutôt ironiuuem. : Bandit de i,a plus belle eau.) Il Porteur d'eau. Homme faisant profes- sion de vendre de l'eau et surtout de la porter à domicile. Il Voie d'eau. Autref., à Paris. Quantité d'eau nuo conte- naient doux seaux d'une capacité déterminée. ii Marchands de l'eau. Ancien nom des marchands qui faisaient, par eau, lo commerce de Paris, et qui étaient formés en cor- poration appelée Hanse de la marchandise de Veau. (V. cor- poration.) Il Gens de delà l'eau. Gens grossiers. ( Expres- sion empruntée aux Romains, chez qui la grossièrei*'' des Transiovcrins [gens de delà lo Tibre, en italien Tevcre] était proverbiale.) il A fleur d'eau, A la surface do l'eau, de façon à effleurer la surface de l'oau. ii Donner les eaux. Se disait autrefois, à Paris, pour exprimer que l'on faisait jouer les eaux.ii5enïiJ* l'eau. Etre insipide comme l'eau : Melons qui si%ntent l'eau, h 5? noger dans un vcrrr' d'eau, Se briser à des obstacles sans importance, ii Tempête dans un verre d'eau. Violente agitation pour peu de chose, ii Etre l'eau et le feu ou comme l'eau et le feu, .\voir des caractères, des idées, des sentiments diamétralement opposés, il Por- ter l'eau et le feu. So dit d'une personne qui tour à tour louange ou calomnie, Se ressembler comme deux gouttes tCeau, Avoir une ressemblance absolue, ii Mettre de l'eau dans son vin. Se modérer, se corriger, so montrer moins ar- dent ou moins exigeant, u iVc pas trouver de l'eau à la ri-

vière ou U i , :r*i

faciles a ' -> ex-

irawrdiua . Se

fondre, >■ -^ de

pluie, CL 'au,

nuf*r at.< j sa-

voir ■.. . ler.

ôim l eait

comi.,: </.,,., f,-., .....-, -t-. .<* /MU,., i -jy^i ^-..L<:ruo

mal, tomber datis an pire. Etre romme un poisson dont t'eaUf Etro à non ai*i« *tr' à *j» t*!»'** ''•rr toiit h^ufiiT de sa DOS ' . , .

mal à I a. Eireonii-

lité. >Micli. < !i.-v. / . T" r-iMi- '■'.r

tapis, reparaître. i; sasanié. t f-atrt

venir ieau a $on mou ^ >:?. ■.•^'■^ À feua

avantage, mémo en l-j^aiii < au

moulin de quetfju'un. Lui pr -roi

eau trouble. Faire des pr'.-.' %.

Tirer avantage du désorore. n J-airr yutù/u« cy.oic iK*pted» dans l'eau. Le faire avec un empressement ou un ent^ toment passionné, n .Mler a la bonne eau. Rester longtemps en commission, comme une personne qui va chercher de l'eau bien loin pour l'avoir hoaae.nAlUr à l'eau die: un autre. Empiéter sur ce qui lui appartient, i Laisser couler l'eaut Ne pas entraver une aifairo, laiuer agir, i Suivre te fil de l'eau, Aller à vau-l'eau, Desrendre un*» rivière, se laisserallcr à son courant. Fig. Se lai^ - ^aû6

résistance au courant des atTaires ou de - po»

at'oir de l'eau à boire, ï\'e pas donner de i . Etre

firivé des choses les plus indispensables, ii. [ a^ f-jurnir es plus petites ressources, u Etre au pain eta l eau. Mettre quelqu'un au pain et à l'eau. Etre réduit, condamner quel- qu'un & ne manger que du pain et a ne boire que de 1 eau. u Faire quelque chose comme si l'on buvait un terre deau. Faire quelque chose sans peine, sans répugnance, t // ne gagne pas Ieau qu'il boit. .Se dit d'une personne très pares- seuse. H // passera de l'eau sous le pont, Il s'écoulera un temps très long, n C'est une goutte deau dans la mer. C'est relativement quelque chose de très peu d'imponance. Il Porter, Jeter de ieau à la mer, à Ut rivière. Faire quelque chose d inutile. Mettre des objets dans un lieu les ob- jets de même nature surabondent, etc. îi Battre l'eau. Se donner une peine inutile. !i Etre dans Us eaus graues. Oc- cuper une bonne situation, être riche, i Eaux baste^. Manque d'argent, il Se tenir dans les eaux de quelqu'un. Etre dans le voisinage, à proximité de ce quelqn un on rn- coreavoir des relations. des rapporisavec lui. / rie encore opinion, manière do voir, pensées, ; trui : Le chevalier avait jeté la sonde dans les > rival. [Bal2.]) u Nager en pleine eau. Nager dans itj (^rtij^iii* eaux. Aller grandement, occuper une position. Mener une vie de grand seigneur, ou encore, -Agir à l'aise, en toute liberté, s'en donner, s ébattre, s'évertuer, a Nager entre deux eaux. Ménager les uns et les autres, se maintenir entre les uarlis ou les opinions extrêmes.

Admio. Eaux et forêts. Administration chargée de tout ce qtii concerne les cours d'eau, les étangs et les forêts de l'Etat.

Arg. Eau d'aff. Eau-de-vie.

Art vétér. Eaux des chevaux. Eaux aux jambes. Ma- ladie caractérisée par des sérosités qui coulent du pied ou du bas de la ïambe de l'anima!.

Chim. Résultat de la combinaison de l volume d'oxy- gène et de 2 d'hydrogène, n Eau distillée. Eau obtenue par la distillation des eaux ordinaires, n Eau seconde. Acide nitrique étendu d'eau; lessive de potasse caustique ou de soude, dite aussi eau des savonniers, pour nettoyer la peinture à 1 huile, n Eau ré>iale, Mclange d acide nitrique et d'acide chlorhj-drique, qui sert  dissoudre l'or et lo pla- tine. Il Eaux mères. Eaux dans lesquelles s'est opérée la cristallisation d'une substance, n Eau de Jarel. V. chlore.

Il Eau-forte, Nom vulgaire de 1 acide nitrique du com- merce. — Dans les salpêinères. L'eau qui, avant de deve- nir eau de cuite, doit encore passer une fois sur des lerrvs neuves, il Eau céleste. Liquide d un beau bleu, que loo obtient par un mélange d'ammoniaque liquide et dune dissolution de sulfate de cuivre.

Eau oxygénée. Nom donné & un composé oxygéné l'hydrogène H'O», employé pour le blanchiment. (Syn.

BlÔXYDK d'hYDROGËNK.)

Comm. Transparence des perles, des diamants et des pierres précieuses, i Petites c.inx. Alcool faible, non recii- flé, qui sert à ramener à un degré plus bas les eaux-i*^ vie obtenues trop fortes, n Eau ardente, Esscn«-e de téré- benthine. Il Eau grecque ou mexicaine, ou africaine, ou d'Egypte. Préparation d'azotate d'argent que l'on emploie pour noircir les cheveux.

Distill. Eau aromatique. Préparation obtenue par la distillation de l'eau ayant sor^'i de dissolvant i des prin- cipes aromatiques : fleurs, fruits, semences, racines, etc.

Dr. anc. {fuestion par Ieau, Eprntvr df Ieau froide, Eprei've de l'eau chaude. V. la par!

Econ. rur. Eau blanche, I' ntairo com-

Sosée d'eau potable, dans laqueh ' ' ie la farine

'orffo et du son, que 1 on donne aux chevaux et bestiaux pour les ratfralohir.

Liiurg. £'au lustrale. Eau que los raiiM.s con^acraieci par des cérémonies religieuses, '■ ^^*^''* ablutions et à des purifications V. La partie encycl. d Eau bénitt '■ -;o ca- tholique, le prêtre bénit 'S» *^

Ïui s emploie à diverses ' 'S.

ïg. Eau bénitede cour ou > -. i.-c

t\aitcuscs et pou sincères

Fam. Pf'^'crrr l'fe l'ettf:

Eau tismalr. i site, da;

comme Eaux de U-^ùinc, ic bapt.'nn' iu: :ii.':n-' : /^ ce iv les FAUX no BAPTÈuiî. Fig. Moyen do rénoranon. de purirication.

Mach. C laquelle so tro . rf'eau.Tuyaux

Manèg. ^■ sant couler 3^

l'eau ou la suoii» -.> . v . ^ -. —, ...-■-- cheval. L'obliger A s interrompre, plusieurs tois. peûûiiûS qu'il boit. Fig. Rompre Ceau à qvel^uun. Mettre obstacle  ses projets.

EAU

M»r. Se dit, au pluriel, pour iWsigner lo sillage d'un Davire, l'en i---- ' •"! ■! navipue : Se lenir dans Ui baux d'un ctiiratai. 3 ' .UdiV<» de i iw eau, Graniles ma-

rée» de» > ■"■■■ morlet ou Harpes de morte «m.

Pente» niai,.3 ,., ,, ...arature» [l'eau monte, il y a flux ; feau descend, il v a jusant). « É"nu maigre. Kau peu pro- fonde. « Kau plate et evurioite. Mer calme. Même eau. Eau qui n olTro pas de chant;i-ment au brassiaRO. i Eauf baiiea, Ei.it d une rivii^re dont lo» eaux aiti'i|;nent un ni- veau ] i: i*li-vi^. et. ail fi;; . Kiat dune personne ipii a peu

d'à la t.-;. haut" ligne du 1 « Sau d'> la consonu.-

rtes. Kaux prises par ;,s. Q i'hef d'eau. }^ttTi!e n, Lit;ni' do flottaison, \ de la nuT tranquille. ■able oinbarquëe pour riii. Ouvrriure acciden-

ieau,

qui uonue accès a à eau uau» uu iminv. >i * ..•■. -,■ , Se munir d'eau iioiable pour lapprovisionnement du navire. « Faire eau, keccvoir l'eau par des ouvertures accidentelle». Se pas faire d'eau. Etre bien tftanclie. Alellre A l'eau, I.,anccr, en parlant d'un navire, n Iteee- roir un coup à ieau. Etre perte à l'eau. Etre percij par un boulet dans la partie do la car*ne qui est plonç^o daiis l'eau « L'eau diminue, La profondeur décroît, ti II y a de ieau. Il n'y a pal deau. Se dit quand on peut, ou quon no peut pas. laire passer un b.ttiniont sur une barre, un banc, ou le faire entrer dans un port b Tirer n mitres deau. Avoir n miStres de tirant d eau. n // y n de ieau a courir, 11 n'y a ras a craindre que le mauvais temps pousse le na- vi'ro a la cùie. i AVau est étale, l.a m.iroe est arrivée 4 sa plu» grande hauteur. (On dit aussi : t "cj( /<• plein de Ieau.) 1 fcmiaroucrrfe ieau. Uecovoirdes paquets de mer. n Lest d'eau. Eau de mer dont on remplit les compartiments du wator-ballast. quand lo chargement diminue, n Les eaux d'un pays, Portion d'eau s'étondant à trois nulles du bord du rivage et constituant les eaux territoriales, propriété absolue de la nation dont elles baignent les cAtes. il Ma- rin d'eau douce. Matelot timoré ou qui n'a jamais fait de longues navigations. .

Mécan. Chacune dos ouvertures de la noix d un rooi- net, donnant autant do directions dans Icsuuelles il peut envovor le fluide qu'il reçoit. D Eau de condensation, tau iniec'iëe dans le condenseur, pour réduire la vai^ieur qui a agi sur le piston. Dans un alambic. Eau quo 1 on renou- velle autour du sorponun dans la bâche & condensation.

Miner. Eau de cristallisation. Eau retenue |ar un cristal dans sa formation, n fc'aii de constitution, tau qui fait lartie essentiello d une substance cristallisée, de laçon

ao'on n en peut chasser cette eau sans changer la nature 0 la substance, n fc'au tfiermak: Eau do source qui jail il à une température sensiblement élevée, il Eau minérale, Eau conten.-int en dissolution qucl.iue substance minérale qui la rend propre aux usages de la médecine, n Eau minérale naturelle. Eau minérale fournie par une source. > Eau minérale artificielle. Préparation pharmaceutique conipos.e des mêmes éléments c^ue l'eau minérale d une source naturelle, li Eau de carrière. Eau quo 1 on trouve